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Maria Biographie 1

    Maria, Aniela Fedecka*, de son nom de jeune fille Krzywiec*, née a Moscou (ou son père poursuivait ses études de pharmacien - nt.**), est décédée a Varsovie le 21 décembre 1977.
Issue de l'intelligentsia, elle a étudié la médecine mais les véritables passion et vocation de sa vie (soutenue en cela par son mari Stanislaw Fedecki) ont été d'apporter une aide, morale et matérielle, aux victimes de discriminations sociale, économique ou politique.

   .

A Wilno ( Vilnius en lituanien, n.t. ) ou Maria Fedecka habitait avec sa famille avant 1945, il s'agissait principalement de gens orientés à gauche, de juifs (pendant les années d'occupation allemande) et à Lebioda, la maison familiale de son mari ( située près de Lida, actuellement en Biélorussie - n.t. ), de paysans miséreux. Ce secours que Maria Fedecka a apporté , non sans beaucoup de sacrifices, aux nombreux enfants et familles juifs en leur sauvant la vie a été honoré en 1987 par Yad Vashem : un diplôme d'honneur et une médaille de < Juste parmi les Nations du Monde > lui ont été attribués, un arbre a été planté en sa mémoire.

Maria Fedecka reste, dans la mémoire de ceux qui l'ont connue à différents moments de sa vie, comme une personne d'un grand courage et d'une grande vigilance sur le plan moral et qui à chaque instant percevait l'injustice exercée envers ses semblables. Non conventionnelle et non-conformiste, n'appartenant à aucun parti politique, elle agissait toujours selon ses propres principes. En cas de besoin elle réagissait par un secours immédiat et extrêmement efficace.

Après la guerre quand on lui demandait si elle était consciente du danger que présentaient ses actions pendant l'occupation pour ses propres enfants, elle répondait de façon tres caractéristique : < comment pouvais-je agir autrement quand tout autour, d'autres enfants - juifs - périssaient >. (Dans le < Reichskommissariat Ostland > ainsi que dans le < General Gouvernement > les gens qui aidaient les Juifs et leurs familles était passibles de la peine de mort***, n. t.).

Au cours de l'année 1945 à Wilno, prenant part, à l'action de < rapatriement > ( c'est-a-dire le déplacement vers la Pologne de ceux qui refusaient d'abandonner la citoyenneté polonaise, n. t.) , Maria Fedecka s'est empressée de secourir des jeunes gens menacés de prison et de déportation en URSS.

Après avoir quitté Wilno, elle a habité surtout à Sopot ( région de Gdansk, en Pologne, n. t. ) et c'est la qu'elle a pris l'initiative de créer avec Zdzisław Grabski et Michał Pankiewicz la < Ligue de la Lutte contre le Racisme >, rapidement liquidée pour des raisons politiques. Cette ligue rassemblait des membres de l'intelligentsia polonaise qui voyaient dans les provocations antisémites (comme les incidents de Kielce**** et d'autres) et les attitudes nationalistes une menace pour le renouveau moral du pays.

Varsovie, le 21 janvier 2004
Elżbieta Grabska-Wallis (1930-2004)
historienne d'art, professeur a l'Université de Varsovie - n.t..

C'est à Mala et Benek Lasman que revient l'initiative d'avoir suggeré à Yad Vashem de décerner une distinction à Maria Fedecka. C'est aussi eux qui ont entrepris toutes les démarches nécessaires.
(note de B. et J. Bruner)

* se prononcent respectivement "Fédetska" et "Kchyviets"
Note: dans les langues slaves, en général , mais aussi en lituanien, le nom de famille s'accorde en genre (et en nombre) : ainsi le patronyme de Maria est bien "Fedeck a " alors que celui de son mari et de leur fils est "Fedeck i ".et celui de leur filles "Fedeck a ".


** n.t: : note des traducteurs

*** voir par ex. :
1) Richard C. Lukas, "Forgotten Holocaust - The Poles under German Occupation 1939-1944", Hippocrene Books, New York, 2001.
2) Martin Gilbert, "Les Justes, Les Héros Méconnus de la Shoah - Calman-Lévy, 2004"

**** se prononcent respectivement : Zdjislav Grabski, Mikhal Pankievich, Kieltsé, Eljbieta Grabska-Wallis

(traduction: B. et J. Bruner, M. Arnaut, J. Stinnakre et C.Ziller)